Préparation des législatives 2007 dans le Doubs
Le Doubs, représentatif des tendances nationales ?
Au premier regard, les résultats électoraux dans le Doubs donnent l’image d’un département assez représentatif des tendances et des moyennes nationales. L’élément qui l’en distinguait principalement est la très faible implantation communiste, compensée par des scores socialistes généralement un peu supérieurs au niveau national. Cet élément est une régularité dans le grand est de la France, notamment en Franche-Comté et Alsace. Avec l’effritement continu du PCF, cela devient de moins en moins original.
Les résultats du PS sont régulièrement conformes à la moyenne nationale, plus 2% à 4%. Cela se vérifie sur 20 ans, des européennes de 1989 (26% pour la liste Fabius, moyenne nationale 23%) à celles de 2004 (32,6% pour Pierre Moscovici, m.n. 29%). Les exceptions trouvent généralement une explication locale : les 13,5% des régionales de 1992 (m.n. 18%) s’expliquent par une concurrence à gauche ; les 14,6% de Jospin en 2002 (m.n. 16,2%) sont largement dus au résultat de Jean-Pierre Chevènement : 9% (m.n. 5,5%).
Le Doubs a également des caractéristiques qui le distinguent plus fortement.
Du point de vue de la gauche et du PS, le département a, à l’instar du reste de la Franche-Comté, été très représenté dans la « génération Jospin », au sein des élites de la majorité plurielle de 1997-2002. Pierre Moscovici et Paulette Guinchard-Kunstler sont les deux ministres issus du département pendant cette période. Le département et la région ont amplifié, en siège, les résultats des élections législatives durant les 15 dernières années. En 1993, la gauche avait tout perdu dans le Doubs. En 1997, elle y avait doublé son résultat de 1988 (4 sièges sur 5). En 2002, elle perd 3 de ses quatre élus, contre 1 sur 2 en moyenne nationale.
Le souligner est tentant : la « gauche plurielle » aurait été une période de grâce pour une gauche régionale où cohabitent un PS fort, des Verts très en vue, et qui est le fief de Jean-Pierre Chevènement.
En réalité, c’est peut-être donner trop d’importance au facteur « gauche plurielle ». Si les variations en siège sont impressionnantes, les variations en voix le sont beaucoup moins. En 1993, le PS dépasse 42% dans 4 circonscriptions au second tour, et arrive en seconde position partout au premier tour. Chose rare à l’époque. En 2002, si Pierre Moscovici chute de façon importante, Paulette Guinchard-Kunstler progresse, et Jean-Louis Fousseret et Joseph Parrenin évoluent conformément à la moyenne nationale.
Les résultats des élections régionales et cantonales de 2004 le confirment : la fin de la majorité plurielle ne freine pas les progrès de la gauche. Et le Doubs, comme la région, sont de bons exemples des succès remportés dans toute la France. 2002 aurait finalement été une normalisation, un passage à vide laissant le leadership de la gauche régionale au seul PS ?
La percée des Verts et des écologistes est inégale. Jusqu’en 1997, les scores des écologistes sont toujours supérieurs aux moyennes nationales, et le grand Est semble être un de leurs fiefs. Depuis le milieu de la législature 1997-2002, cela ne se vérifie plus. Le score de Noël Mamère en 2002 est exactement conforme à son niveau national. Les résultats des écologistes sont localement importants, notamment aux municipales de Besançon en 2001, mais il n’y a pas d’implantation très cohérente. La candidature verte dans la cinquième circonscription, certes imprenable, en 2002 a été un échec, avec le plus fort recul de la gauche enregistré dans le département.
La poussée du FN se confirme et s’enracine. Comme dans l’ensemble de l’est de la France, le FN est régulièrement à un niveau égal, voire supérieur à sa moyenne nationale. Mais il progresse plus qu’ailleurs. En 1995, avec 15,40%, Le Pen reste dans la moyenne. En 2002, il atteint 19%, dépassant son score national, et il est même en tête dans le département. L’implantation du FN dans le Doubs reste inégale selon les zones, et moins remarquable qu’en Alsace, en Lorraine, dans le Territoire de Belfort et en Haute-Saône. Jamais un de ses candidats n’a accédé au second tour des législatives. Son influence est pourtant de plus en plus réelle.
La situation de la droite départementale est critique. Elle conserve des zones de forces, des fiefs municipaux inexpugnables, dont la mairie de Montbéliard. Mais elle est prise en sandwich entre les dynamiques du PS et du FN. Etant historiquement la puissance politique dominante, elle est particulièrement touchée par le caractère toujours plus mouvant de l’électorat. Les sortants ne bénéficient plus de réelle prime. Quand cela se conjugue avec un renouvellement de générations, c’est très délicat. Le basculement du Conseil Général en 2004 est pour bonne part le résultat de cette situation. Un symbole, l’élection cantonale partielle d’Audeux. Le président du Conseil Général, Claude Girard, RPR puis UMP, est mort entre les deux tours des élections de 2004, qui voient la gauche acquérir une majorité d’une voix. Une partielle s’ensuit trois mois plus tard. Dans un canton où la droite obtenait des scores sans appel, la gauche l’emporte alors d’une courte tête, asseyant sa domination sur l’assemblée départementale.
Un territoire contrasté
Plusieurs espaces se distinguent.
La périphérie bisontine est touchée par une périurbanisation favorable à la gauche, autour d’une ville tertiaire et étudiante. Le canton d’Audeux est là encore un bon exemple. Le basculement de l’ensemble des cantons bisontins, à l’exception de Besançon-est, également. La répétition de ce type de scénario, autour de ce type de villes, est une des caractéristiques du paysage politique local français depuis 15 ans (ce qui est très vrai également par chez moi, dans l’ouest !). Quant à la ville centre, elle a connu une transition électorale réussie entre Robert Schwint et Jean-Louis Fousseret, malgré toutes les difficultés internes au PS.
Le « plateau » reste un fief de droite. La gauche y réussit quelques percées : le canton de Vercel, celui de Pontarlier. Mais elle ne réussit plus à jouer de rôle pour les municipales dans cette dernière ville, dont elle a eu autrefois la mairie. La cinquième circonscription est sans doute la plus stable du département. Lors des cantonales, on ne perçoit pas de réel effritement, sauf à Vercel. Le basculement de Pontarlier est dû à une triangulaire, et dans les autres cantons, les élus de droite, même non sortants, maintiennent des scores excellents.
Montbéliard et «l’Aire urbaine » offrent un paysage contrasté. Dans une zone en difficulté, on trouve des élus de droite implantés, notamment à la mairie de la ville centre, mais aussi dans le cas des vainqueurs des législatives de 2002. On trouve aussi des fiefs de gauche (Audincourt, Valentigney, Sochaux/Grand-Charmont). Les élus peuvent y être fragilisés par la situation économique. Chaque camp peut marquer des points dans cette zone. Le canton de Pont-de-Roide, voisin, peut être une cible de la gauche. La droite tentera de capitaliser son influence municipale dans les cantons de Montbéliard.
Quelques paramètres de l’avenir proche
Les rapports de force dans le Doubs se joueront en fonction des identités locales précédemment évoquées. Rien n’est joué, la gauche peut se renforcer encore, la droite peut se reprendre. Leur cohérence et leur unité seront déterminantes… D’autant plus que les élections sont ici, désormais, un jeu à trois, avec le FN.
La progression du PS au Conseil Général a déjà été favorisée, dans certains cantons, par des triangulaires. Le parti a pu ensuite améliorer ses scores et la gauche dépasser ou frôler 50%, respectivement dans les cantons de Besançon et Montbéliard, un des éléments perturbateurs pour les sortants demeure la présence de l’extrême-droite. Cela jouera-t-il toujours en faveur de la gauche ?
Mon intuition est qu’il faut se poser cette question : désormais, qui est le sortant ?
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| gauche | Droite |
| 1992-1994 | 11 | 24 |
| 1994-1998 | 13 | 22 |
| 1998-2001 | 14 | 21 |
| 2001-2004 | 18 | 17 |
| 2004-2005 (après partielles) | 19 | 16 |
- Dans la première circonscription :
- Audeux : 94 : Girard, RPR, 51,58% T1 (Binetruy, PS, 23,85%) ; 01 : Girard, RPR, 61,97% (Bordet, PS, 38,03%) ; Juin 04 (partielle) : Galliot, DVG, 50,7% (Baverel, UMP, 49,3%)
- Besançon Nord-Ouest : 92 : Verdot RPR, 53,20% (Mille, PS 46,80%) ; 98 : Fuster, PS, 46,13% (Grosperrin, RPR, 38,46%, Sennerich, FN, 15,42%) ; 04 : Fuster, PS, 59,38% (Figard, UMP, 40,62%)
- Besançon Ouest : 92 : Vialatte RPR, 55,78% (Dahoui, PS, 44,22%) ; 98 : Jeannerot, PS, 47,86% (Tabournot, RPR, 35,30%, Renucci, FN, 16,84%) ; 04 : Jeannerot, PS, 58,62% (Branget, UMP, 41,38%)
- Besançon-Planoise : 94 : Fousseret, PS, 73,12% (Chapuis, RPR, 26,88%) ; 01 : Tetu, PS, 100% (T1 26,54%, EXG 18,63%)
- Boussières : 94 : Picard, RPR, 54,07% (Cassard, PS, 45,93%) ; 01 : Jacquemet, DVD, 54,68% (Poulet, DVG, 45,31%)
- Quingey : 92 : Breuil, PS, 54,02% (Vercellotti, DVD, 45,98%) ; 98 : Breuil, PS, 66,41% (Vienet, RPR, 33,59%) ; 04 : Quingey, PS, 61,67% (Magnin, UMP, 38,33%)
- Dans la deuxième circonscription :
- Besançon Est : 94 : Salomon, RPR, 56,44% (Baretje, PS, 43,56%) ; 01 : Grosperrin, RPR, 53,84% (Salomon, RPR, 46,16%)
- Besançon Nord-Est : 94 : Pinard, PS, 58,77% (Bordat, UDF, 41,23%) ; 01 : Girard, PS, 57,05% (Chomette, RPF, 42,05%)
- Besançon Sud : 94 : Bittard, UDF, 55,59% (Dahoui, PS, 44,41%) ; 01 : Dahoui, PS, 54,15% (Bittard, RPR, 45,85%)
- Marchaux : 94 : Bourgeois, PS, 56,79% (Bardey, RPR, 43,21%) ; 01 : Bourgeois, PS, 64,73% (Bardey, RPR, 35,27%)
- Ornans : 92 : Chapelain, PS, 51,25% (Bouverot, DVD, 48,75%) ; 98 : Longeot, RPR, 55,18% T1 (Chapelain, PS, 34,20%) ; 04 : Longeot, UMP, 63,19% T1 (Bonnefoi, Verts, 24,31%)
- Roulans : 92 : Brahier, DVD, 52,84% (RPR 47,16%) ; 98 : Dessent, RPR, 60,47% (Fleury, PS, 39,53%) ; 04 : Dessent, UMP, 53,28% (Gainet, PS, 46,72%)
- Dans la troisième circonscription :
- Baume-les-Dames : 94 : Petrement, UDF, 55,88% T1 (Frund, PS, 26,12%) ; 01 : Petrement, UDF, 57,12% (Ziss, PS, 42,88%)
- Clerval : 94 : Cartier, UDF, 53,15% (Cretin, DVD, 46,85%) ; 01 : Cartier, UDF, 70,68% T1 (Pujol, MDC, 20,27%) ; Mars 2005 (Partielle ) : Rondot, DVD, 50,1% (Brand, UMP, 49,9%)
- L'Isle-sur-le-Doubs : 94 : Charrier, DVD, 54,57% (Huot, PS, 45,43%) ; 01 : Nappey, PS, 48,82% (Pegeot, RPR, 31,42%, Jeannin, FN, 19,77%)
- Maîche : 94 : Parrenin, PS, 56,26% (Feuvrier, DVD, 43,74%) ; 01 : Bouquin, RPR, 69,80% T1 (Bailleux, PS, 24,96%)
- Montbéliard Est : 92 : Rousseau, RPR, 56,48% (Bessero, PS, 43,52%) ; 98 : Hélias, PS, 41,07% (Rousseau, RPR, 40,46%, Guigon, FN, 18,47%) ; 04 : Hélias, PS, 47,43% (Tissot, UMP, 34,59%, Montel, FN, 17,98%)
- Montbéliard Ouest : 92 : Vernier, RPR, 48,35% (Banet, PS, 30,99%, Helias, ECO, 20,66%) ; 98 : Hélias, PS, 48,34% (Vernier, RPR, 34,38%, Combet, FN, 17,27%) ; 04 : Hélias, PS, 46,77% (Maury, UMP, 34,15%, Dudret, FN, 19,08%)
- Rougemont : 92 : Genin, DVG, 50,74% (De Moustier, DVD, 49,26%) ; 98 : Genin, DVD, 55,70% * (Beurier, PS, 44,30%) ; 04 : Nevers, PS, 53,12% (Bettinelli, UMP, 46,88%)
- Saint-Hippolyte : 92 : Macabrey, DVD, 66,21% T1 (Melot, PS, 19,84%) ; 98 : Pequignot, RPR, 58,43% T1 (Loichot, PS, 32,34%) ; 04 : Pequignot, UMP, 54,20% T1 (Lab, PS, 26,98%)
* Changement de camp en cours de mandature.
- Dans la quatrième circonscription :
- Audincourt : 94 : Paganelli, EXG, 56,52% (Contini, RPR, 43,48%) ; 01 : Coiset, PS, 62,11% (Assolari, RPR, 37,89%)
- Etupes : 92 : Geney, RPR, 59,23% (Cointet, PS, 40,77%) ; 98 : Geney, RPR, 55,28% (Baron, PS, 44,72%) ; 04 : Rondot, PS, 48,73% (Demouge, UMP, 32,14%, FN, 19,13%)
- Hérimoncourt : 94 : Bart, PS, 57,74% T1 (Bednarczyk, RPR, 23,69%) ; 01 : Bart, PS, 60,51% T1 (Moneger, RPR, 14,57%)
- Pont-de-Roide : 92 : Cuenin, RPR, 55,86% (Tarreinbergue, PS, 44,14%) ; 98 : Cuenin, RPR, 55,58% (Barbier, PS, 44,42%) ; 04 : Cuenin, UMP, 45,42% (Veya, PS, 40,47%, Oget, FN, 14,11%)
- Sochaux-Grand-Charmont : 94 : Moscovici, PS, 50,32%* (Cencig, RPR, 49,68%) ; 01 : Gauthier, PS, 59,24% (Duvernoy, RPR, 40,76%)
- Valentigney : 94 : Tyrode, PS, 58,68% (Cugini, RPR, 41,32%) ; 01 : Voidet, PS, 59,74% (Favre, DL, 40,26%)
* sa première élection cantonale.
- Dans la cinquième circonscription :
- Amancey : 94 : Bourgon, UDF, 54,34% (Ronot, DVD, 45,66%) ; 01 : Ronot, RPR, 51,67% T1 (Carrez, PCF, 25,00%)
- Levier : 94 : Philippe, DVD, 53,52% T1 (Cuenot, DVD, 23,86%) ; 01 : Gurtner, DVD, 65,63% (Kovacic, PS, 34,37%)
- Montbenoît : 92 : Pourchet, UDF, 51,38% T1 (Marguet, DVG, 28,45%) ; 98 : DVD (score ?) ; 04 : Marguet, UMP, 59,64% T1 (Maréchal, PS, 16,33%)
- Morteau : 92 : Vermot, RPR, 52,97% T1 (Roy, PS, 20,62%) ; 98 : Vermot, RPR, 56,69% (Wakenhut, PS, 43,31%) ; 04 : Rognon, UMP, 54,43% (Wakenhut, PS, 45,57%)
- Mouthe : 92 : Vuillaume, RPR, 50,55% T1 (Hintzy, ECO, 18,37%) ; 98 : Morel, RPR, 58,68% (Maire, DVD, 41,32%) ; 04 : Saillard, DVD, 57,08% (Morel, UMP, 42,92%)
- Pierrefontaine-les-Varans : 92 : Pobelle, UDF, 54,34% T1 (Cassard, DVG, 34,55%) ; 98 : Pobelle, DVD, 66,16% T1 (Devillers, FN, 19,86%) ; 04 : Pobelle, UMP, 58,24% T1 (Devillers, FN, 20,24%)
- Pontarlier : 92 : Cuinet, UDF, 56,08% T1 (Bouday, PS, 16,15%) ; 98 : Cuinet, UDF, 55,38% (Bouday, PS, 44,62%) ; 04 : Bouday, DVG, 45,79% (Defrasne, UMP, 40,08%, Vernier, FN, 14,14%)
- Le Russey : 92 : Humbert, UDF, 58,10% T1 (Magnin-Feysot, PS, 36,49%) ; 98 : Humbert, UDF, 64,36% T1 (Robert, PS, 27,51%) ; 04 : Leroux, UMP, 50,84% T1 (Robert, PS, 38,06%)
- Vercel-Villedieu-le-Camp : 92 : Gruillot, RPR, 61,96% T1 (Mairey, DVD, 11,18%) ; 98 : Gruillot, RPR, 67,00% (Bordet, PS, 33,00%)
¨ Première circonscription :
- 2002 : Claude Girard, UMP, 52,2% (Jean-Louis Fousseret PS 47,8%)
- 1997 : Jean-Louis Fousseret, PS, 53,26% (Girard RPR 46,74%)
- 1993 : Girard, RPR, 54,36 (Schwint PS 45,64%)
¨ Deuxième circonscription :
- 2002 : Paulette Guinchard-Kunstler, PS, 52,6% (Jean-Claude Duverget UMP 47,4%)
- 1997 : Paulette Guinchard-Kunstler, PS, 51,78% (Jacquemin UDF-FD 48,22%)
- 1993 : Jacquemin UDF 57,10% (Fousseret PS 42,90%)
¨ Troisième circonscription :
- 2002 : Marcel Bonnot, UMP, 51,5% (Joseph Parrenin PS 48,5%)
- 1997 : Joseph Parrenin, PS, 52,91% (Rousseau RPR 47,09%)
- 1993 : Rousseau, RPR, 55,38% (Beche, PS, 44,62%)
¨ Quatrième circonscription :
- 2002 : Irène Tharin, UMP, 50,2% (Pierre Moscovici PS 49,8%)
- 1997 : Pierre Moscovici, PS, 58,15% (Geney RPR 41,85%)
- 1993 : Geney RPR, 53,40% (Moscovici PS 46,60%)
¨ Cinquième circonscription :
- 2002 : Jean-Marie Binetruy, UMP, 69,8% (Robert Hugot, Les Verts, 30,2%)
- 1997 : Vuillaume RPR, 57,27% (Bouday PS 42,72%)
- 1993 : Vuillaume RPR, 54,21% Premier tour (Lagier PS 14,23%)